Historique

1. Toponymie


Baronville tient son nom du latin : Baro Villa. A travers l'histoire, le village a porté les noms de :

  • Barunvilla en 896
  • Baronisvilla en 1186
  • Braconisvilla en 1188
  • Barendorf en 1361
  • Barendorff en 1383, 1454 et 1461
  • Barondorff et Barendorff en 1460
  • Barendorf et Berendorf en 1544
  • Baronville en 1793
  • Baronweiler entre 1871 et 1918
  • Barenweiler entre 1940 et 1944
En allemand : Barendorf ou BaronweillerEn patois Lorrain : Baironvelle

 2. Armoiries de Baronville


Le blason de Baronville est composé de 2 parties :

  • A gauche : le symbole du bras droit vêtu d'azur brandissant une épée d'argent garnie d'or dans un nuage d'argent et surplombé de deux cailloux d'or se retrouve sur le blason de la Moselle et trouve son origine dans les armes de l'évêché de Metz
  • A droite : le bar d'argent est le symbole des comtes de Salm seigneurs de Morhange

3. Histoire


3.1. Moyen-Âge et Temps modernes

Vers 1820, on a découvert des sépulcres germaniques dans lesquels on a trouvé un bracelet en or et des armes.

Baronville est très probablement la Beraldi Villa où, en 691, l'abbaye de Saint Arnould de Metz possédait des terres. Baronville et Suisse sont probablement compris parmi les nombreux villages dont Saint Fulrad, abbé de Saint Denis, dota, en 777, le prieuré de Salonnes, dépendant de l'abbaye de Saint Denis. Les deux villages sont cités dans l'acte de 896, par lequel Zwentibold, roi de Lorraine par son père l'empereur Arnulfe, restitua le prieuré usurpé de Salonnes à l'abbaye de Saint Denis ; les revenus des deux villages devraient être affectés à des aumônes.

En 1123, les villages sont usurpés par Adalbert, seigneur de Marimont (Moersberg) ; en 1125, son gendre, le comte Meinhard de Sponheim transigea à Mayence avec Suger, abbé de Saint Denis.

Dès le VIII ème siecle, l'Eveché dès Metz revendiqua le droit de haute-vouerie et de souveraineté sur les biens de toutes les abbayes ; ainsi notre village est attribué à la châtellenie épiscopale de Haboudange.

En 1335, le village est engagé (avec toute la châtellenie de Haboudange) à Pierre Ier de Bar, seigneur de Pierrefort (château fort au sud-ouest de Pont-à-Mousson). En 1349, il est engagé au compte de Salm, seigneur de Morhange et de Viviers. L'engagère ne fut jamais remboursée ; ainsi Baronville se trouva dorénavant partagé pour moitié à la châtellenie de Haboudange et au seigneur de Morhange et de Viviers. Le seigneur de Morhange donne la moitié de sa part à la famille des Bayer de Boppard, seigneur de Château-Brehain, dont les héritiers furent les seigneurs de Bâcourt, puis en 1460 les seigneurs de Créhange. L'héritière de Créhange, la comtesse Anne-Dorothée, épouse en 1665 le comte d'Ostfriese (Emden à l'ouest de Brême).

En 1717, leurs héritiers vendent leur part de Baronville aux Protin de Lucy qui possèdent le village jusqu'à la Révolution.

La souveraineté de Baronville passa déjà, en 1648 (avec la châtellenie de Haboudange et tout le Temporel de l'Evêché) sous la souveraineté de la France.

3.2 La Première Guerre Mondiale


Un des épisodes de la Grande Guerre qui a remué le plus l'ame de la population de la Lorraine Mosellane est, sans conteste, la saisie des cloches en 1917. 

La mesure était prévue. Le 13 octobre 1915, le Ministre de la Guerre demanda, pour en faire l'achat, de faire le relevé des vieilles cloches encore existante, mais inutilisées. 

Un an plus tard, le 16 décembre 1916, eut lieu la saisie des tuyaux d'orgues en étain. 

Enfin le 1er mars 1917, parut la grande ordonnance de confiscation des cloches dans l'Empire. 


Depuis 1949, le clocher est de nouveau équipé des cloches Jeanne d'Arc, Marie, Marie-Marguerite et Jean-Henri Catherine, baptisées comme le voulait la tradition.

3.3. La Deuxième Guerre Mondiale


La première évacuation eut lieu le 19/11/1939 à Méjanes (Gard) et la deuxième le 16/11/1944 à Lanfroicourt (Meurthe-et-Moselle).


Le village a été occupé par les Allemands le 14/06/1940.


Le 10/11/1944, le village a été bombardé : 7 maisons détruites.


La libération est survenue le 14/11/1944 par les troupes américaines.


Le 26/10/1966, fut apposé contre le pignon d'entrée de l'Eglise une plaque commémorative pour rendre hommage à :


  • Guerre 1914-1918
- Amédée ADAM

- Albert BEAUCQUEL

- Ernest BERVILLE

- Édouard CALBA

- Paul GUERBER

- Alphonse HUGY

- Eugène KLEIN

- Joseph KLEIN

- Charles POUILLION

- Paul POUILLION

- Édouard SCHARFF

- Paul SCHARFF

  • Guerre 1939-1945
- Émile CHRISMANN

- Georges JACQUEMIN

- Robert SCHILD


3.4. Enseignement


  • 1844 : deux écoles pour 70 garçons et 60 filles
  • 1956 : deux maisons d'école, construites en 1839 et 1848 ; une classe mixte qui compte 33 élèves.

3.6. Hommes célèbres


Ernest FRANÇOIS est né à Metz le 07/04/1868. Il est ordonné prêtre à Metz le 14/07/1895. Il devient vicaire à Guénange le 20/08/1895 puis à Sarreguemines le 09/12/1901. Il devient curé de Baronville le 27/09/1902 jusqu'à sa mort le 19/12/1929. Il fut inhumé à Rozereuilles. 

Durant l'annexion, il était un proche collaborateur du journal catholique et francophile "Le Lorrain". Il envoyait régulièrement des poésies à ce journal qui les publiait dans son supplément hebdomadaire "La croix de Lorraine" ; elles ont été rassemblées dans son ouvrage "L'âme de Lorraine" qui lui valut en 1928 le prix de Montyon décerné par L'Académie Française. Le contenu de ce recueil a été inspiré par les événements de la première guerre mondiale en Lorraine annexée ; on y trouve notamment un poème intitulé "Le village martyr" qui retrace la tragédie de Dalhain.
L'abbé François fut élu membre titulaire de l'Académie nationale de Metz en décembre 1928.

Depuis 2008, un rue du lotissement "Le petit mont" porte son nom.

Emile CHRISMANN est né à Baronville le 16 mai 1908. Après la défaite de 1940 où il est sous-lieutenant et parce qu'il n'avait jamais caché son attachement à la France, sa patrie, il avait été expulsé de son pays natal annexé par l'Allemagne. 

D'abord dirige vers le Midi, il acceptait ensuite une place de garde forestier à Vexaincourt dans les Vosges.

Sa profession le mît en contact avec les maquisards cantonnés dans les forêts avoisinantes.

Après avoir participé à un parachutage il rejoint définitivement le maquis, mais celui ci est attaqué et CHRISMANN tombe dans une embuscade le 18 août 1944.

Il est fusillé le lendemain au lieu dit Grand Gouty à Allarmont. Il a été fait Chevalier de la Légions d'honneur à titre posthume.

3.7. Culte catholique


Baronville était d'abord une paroisse de l'archiprêtré de Morhange, plus tard attribué à l'archiprêtré de Haboudange (créé vers 1607 et comprenant la partie occidentale de l'archiprêtré de Morhange) ; depuis 1804 attribue au nouvel archiprêtré de Morhange.
L'Eglise dédiée à l'Assomption de Notre-Dame, fut reconstruite en 1857. Le patronage (avant la Révolution) est, par erreur, attribué en 1086 et 1088 à l'abbaye Saint Martin devant Metz ; il appartenait au prieuré de Thicourt (fondé en 1093), uni en 1576 au prieuré de Notre-Dame de Nancy (auquel furent encore réunis en 1564 les biens de l'abbaye de Saint Martin devant Metz, détruite en 1552), puis en 1602 uni à la Pimatiale (depuis 1777 Cathédrale) de Nancy.

4. Politique et administration


  • 1919-1925 : Eugène GUERBEUR
  • 1925-1929 : Camille PETITJEAN
  • 1929-1936 : Charles-Édouard GRANDIDIER
  • 1936-1939 : René GRANDIDIER
  • 1939-1940 : Lucien PELTIER
  • 1945-1965 : René GRANDIDIER
  • 1965-1983 : Louis-Paul HAG
  • 1983-1995 : Henri SCHILD
  • 1995-2014 : Jean-Paul PELTIER
  • 2014-2020 : Bernard JACQUOT

5. Démographie 

Créé par Frédéric Neveux